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Bienvenue sur le blog du projet !

Lancé pendant la campagne présidentielle sur le site OsezBayrou.fr, le blog du projet est désormais intégré au site des Jeunes UDF-MoDem. Il est alimenté régulièrement par les contributions des différents pôles thématiques. Vous y trouverez des réactions à l'actualité ou des prises de position sur les sujets qui nous tiennent à coeur. N'hésitez pas à réagir aux billets, et à contribuer ainsi au débat. Si vous le souhaitez, vous pouvez également nous adresser vos contributions par email à projet@jeunes-udf.org.

Attention : les billets et les commentaires expriment avant tout l'avis de leur auteur et ne représentent pas nécessairement la position des Jeunes UDF-MoDem.

mardi 20 novembre 2007

Université : une situation bloquée.

Par Michaël Mouity-Nzamba

















Alors qu’ont eu lieu, la semaine dernière, des négociations entre syndicats étudiants représentatifs (UNEF, UNI, Cé, FAGE, PDE) et Valérie Pécresse, la situation semble toujours bloquée.
Lundi 19 novembre, 41 universités étaient totalement ou partiellement en grève. L’UNEF estime que de « réelles négociations » sont impératives pour mettre fin à cette situation, reste à savoir ce que « réelles négociations » signifie … Parallèlement à cela, la Coordination Nationale Etudiante appelle à refuser de dialoguer avec Valérie Pécresse avant que soit abrogée la Loi LRU.
De plus, les votes électroniques ou sur support papier n’ont été jugés légitimes que lorsqu’ils confirmaient une volonté de poursuivre la grève et/ou le blocage ; les AG votant les blocages fonctionnent toujours de la même façon, ce sont des AG « d’étudiants en lutte », ne laissant aucune place au dialogue.

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mercredi 14 novembre 2007

Oui à la modernisation de l'Université !

Par Michaël Mouity-Nzamba

Mal placées dans les classements internationaux (dont celui de Shanghai qui reste la référence), les universités françaises sont dans un triste état. Les sources de financements y sont insuffisantes, les effectifs étudiants disproportionnés, les locaux laissent très souvent à désirer … Le processus de Bologne est un engagement pour construire un espace européen de l'enseignement supérieur avant 2010. Il ne s'agit pas de mettre en place un système universitaire unique, mais bien de placer les systèmes nationaux diversifiés dans un cadre commun. Ce qu’illustrait parfaitement la réforme LMD.
Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a sans aucun doute possible voulu poursuivre la modernisation de l’enseignement supérieur français à travers la Loi Relative aux Libertés et Responsabilités des Universités (LRU). La question est de savoir si ces réformes vont dans le bon sens ... prenons le temps de voir cela de plus près.

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jeudi 25 octobre 2007

La longue marche des internes de médecine.

Par Mehdi Benchoufi

Appliqués à redresser l’ombre d’un bâton tordu, c’est-à-dire la maîtrise de l’équilibre des comptes sociaux, les gouvernements se sont succédés, ont passé leur tour et n’ont jamais su anticiper une situation prévisible : la panne de l’offre de soins.
Plus grave encore, les politiques des années 90 ont exagéré le problème. La mise en place d’un régime de pré-retraite, dit d’incitation à la cessation anticipée d’activité, a eu pour unique conséquence l’approfondissement d’une fracture démographique. Maintes fois mis en garde par les professionnels de santé, on peut s’interroger sur l’absence chronique de réaction de nos gouvernants, reportant toujours, par d’habiles manœuvres dilatoires, la charge d’anticiper les difficultés, d’opposer une politique d’organisation structurelle à une politique d’adaptation conjoncturelle ... et pourtant, gouverner, c’est prévoir !

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vendredi 24 août 2007

Un président modèle… américain

Alors que la période dite clé des cent jours de la nouvelle présidence est terminée, une question se pose : le président incarne-t-il, doit-il incarner un modèle pour les Français ?

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lundi 30 juillet 2007

Université: L'autre projet de Valérie Pécresse

A l’heure où le projet concernant l’autonomie des universités est débattu, un autre objectif de l’actuelle ministre de l’enseignement supérieur est moins évoqué. Il s’agit de celui de mener un tiers des étudiants à obtenir leur licence. Si cet objectif peut paraître louable, il n’est pas dépourvu d’interrogations.

Tout d’abord, sur le quantum d’étudiants. Il est, en effet, assez proche de la réalité. Environ 25- 30 % des étudiants inscrits en première année obtiennent leur licence. Il serait plus ambitieux et plus significatif d’aboutir à un étudiant sur deux.

Ensuite, une autre question se pose : s’agit-il, effectivement, d’aider les étudiants, tant au niveau financier que dans l’encadrement, à obtenir un diplôme ayant une réelle valeur ou s’agit –il d’abaisser le niveau de ce diplôme pour en permettre son obtention ? Tel est le cas avec le baccalauréat. Si le taux de réussite flirte avec les 80%, ce n’est pas dû au meilleur niveau des bacheliers actuels. Il est clair que le niveau exigé a largement été revu à la baisse. Nombre de nouveaux bacheliers n’ont pas le niveau requis pour poursuivre des études dans l’enseignement supérieur et pour pouvoir démarcher sur le marché du travail. Les lacunes en français, en culture générale sont beaucoup trop importantes. Mais la politique du chiffre prime…

Ainsi, si c’est dans l’objectif d’une politique du chiffre que l’on souhaite mener un tiers des étudiants à obtenir leur licence, ce diplôme n’aura plus guère de signification. Par ailleurs, ce sera laisser ces étudiants dans le leurre qu’ils ont le niveau requis. Or, il faut garder à l’esprit que de nombreux concours se passent au niveau licence. Si l’exigence pour l’obtention de ces concours reste telle qu’elle, les étudiants licenciés auront, certes, leur diplôme mais pas leur concours.

Il faut donc espérer que ce projet repose sur une réelle volonté de mieux préparer les étudiants au monde universitaire, de leur fournir les moyens nécessaires pour leur permettre de réussir au mieux leurs études. Mais le doute subsiste.

Maud WOITIER

dimanche 8 juillet 2007

Etat des traités de l'UE en juin 2007

Cette note conjointe du groupe thématique Europe et de la fédération de Bruxelles a pour but de décrire l’état des traités de l’Union européenne à la suite du Conseil européen des 21 et 22 juin 2007.

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vendredi 22 juin 2007

La TVA "sociale": ce qui va sortir du chapeau, Par Lionel Corre et Olivier Sado

La perspective annoncée par le gouvernement de la mise en place d’une TVA « sociale » a certainement été l’une des clefs du second tour des législatives qui s'est tenu dimanche.

Ce surcroît de TVA a désormais acquis de nouveaux noms : TVA « anti-délocalisations » pour les uns, « antisociale » pour les autres. Que penser d’une mesure qui réussit la gageure de réunir contre elle l’essentiel de la gauche et la droite la plus libérale, tout en divisant aussi bien au PS (après l’avoir inscrite à son programme présidentiel, le parti a fait front contre pendant les législatives), qu’à l’UMP (où les libéraux y sont farouchement opposés) et, soyons franc, au MoDem (Jean Arthuis et Christian Saint-Étienne en sont d’ardents défenseurs, alors que François Bayrou, pour sa part, ne l’a pas retenue dans son programme présidentiel) ?

Le principe en est simple : cette TVA « nouvelle génération » n’est ni plus ni moins qu’une hausse de notre bonne vieille TVA. La nouveauté réside dans sa destination, les caisses de la Sécurité sociale, et sa contrepartie, une baisse des charges sociales pour un montant équivalent.

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lundi 18 juin 2007

Réforme des Universités : Vers une réelle autonomie ?

Un étudiant coûte 7210 euros/an à l’Etat contre 10000 euro pour un lycéen…La France se classe au 10ème rang des pays de l’OCDE pour le financement de l’enseignement supérieur. Enfin le taux de chômage des étudiants issus de l’Université est nettement plus élevé que celui des ceux issus des grandes écoles.

Le premier projet de Loi concernant les universités ne portera que sur l’autonomie des universités et sera voté dès le mois de juillet. Très peu d’éléments de ce projet de loi sont connus, mais déjà beaucoup de questions sont soulevées :

  • Cette autonomie ne créera t-elle pas d’inégalités entre les Universités ? Certaines déjà bien dotées en ressortiraient renforcées, alors que d’autres plus démunies seraient encore plus affaiblies.
  • La qualité de l’enseignement sera-t-elle évoquée ? Pourquoi ne pas envisager une évaluation des enseignements par les étudiants, et l’évaluation de la recherche par des conseils scientifiques ?
  • Le financement des Universités par le mécénat, et la question des droits d’inscriptions

Autant de questions qui demanderont à être précisées. De plus, il est dommage que cette première Loi ne traite pas de questions tout aussi importantes telles que :

  • Le niveau des bourses, notamment celle des étudiants chercheurs
  • La mise en place d’un véritable service de l’orientation avant l’entrée à l’université et à l’université
  • Une meilleure préparation aux méthodes de travail à l’université dès la Terminale
  • La sélection à l’université, qui existe aujourd’hui de façon sournoise car elle se fait à la sortie.

Il est difficile de se prononcer sur ce projet de Loi dont le contenu est peu ou mal connu. En revanche nous réitérons notre volonté que l’école soit la priorité des priorités avec des moyens financiers conséquents et adéquats.

Affaire à suivre donc !

mercredi 6 juin 2007

Politique économique du nouveau gouvernement: des mesures contre-productives ! Par Olivier Sado

Comme promis, le gouvernement de François Fillon a lancé de nombreux projets du programme présidentiel de Nicolas Sarkozy. Les premières critiques d'économistes sur ses mesures économiques se font déjà entendre, parmi lesquels les économistes du Conseil d'Analyse Economique Patrick Artus, Pierre Cahuc et André Zylberberg, qui peuvent difficilement être taxés de subjectivité !). En effet, l'impact sur l'économie et l'emploi des premières mesures proposées n'est pas forcément celui qui a été vendu aux français (plein emploi d'ici à 5 ans, France de propriétaires, ...).

Notre première inquiétude résulte des propos du nouveau ministre du Budget, Eric Woerth. Il affirme que la France peut se permettre "une pause" dans la réduction des déficits, alors qu'elle vient juste de redescendre au-dessous des 3% du PIB de déficit (largement au prix d'artifices comptables, et grâce à une meilleure croissance que prévue, dont personne ne peut garantir qu'elle durera), et que la dette est toujours au-dessus des 60% du PIB. Cette déclaration marque le retour de la dépense inconsidérée; elle n'a d'ailleurs certainement pas été appréciée par nos partenaires européens, qui respectent cette règle budgétaire ou qui font actuellement beaucoup d'efforts pour respecter le Pacte de Stabilité. Ce retour du laxisme budgétaire est d'autant plus déplorable et condamnable que, grâce aux efforts de sensibilisation du rapport Pébereau, de nombreux économistes durant la campagne et de François Bayrou, les français avaient pris conscience des enjeux de cette question et des conséquences d'une politique dépensière.

Si cette volonté dépensière devait servir à des mesures démultipliant la croissance et l'emploi, ce serait cependant acceptable. Or les premières mesures proposées, d'un coût évalué à 15 milliards d'euros au minimum, ne vont pas vraiment dans ce sens:

  • défiscalisation totale des heures supplémentaires,
  • déductibilité des intérêts d'emprunt,
  • quasi-disparition des droits de succession,
  • bouclier fiscal à 50%

Car elle ne permettront pas à la France d'être à nouveau compétitive dans l'économie mondiale.

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mardi 5 juin 2007

La carte scolaire réduite à une peau de chagrin avant sa disparition définitive. Par Marie-Laure Lefevre

EcoleLes jeunes UDF-MoDem entendent bien assumer leur rôle de contre-pouvoir dans un esprit constructif, au cours de la nouvelle législature qui se profile. Et s’ils soutiennent la volonté de réforme, ils jugent néanmoins inacceptable la première mouture du gouvernement relatif à la carte scolaire.

Sous le prétexte de vouloir « ouvrir » à toutes les familles, en particulier les plus défavorisée, la possibilité de choisir le collège ou le lycée de ses enfants et prétendre ainsi rétablir l’égalité entre toutes les familles (la situation actuelle permettant seulement aux familles les mieux renseignées de contourner la carte scolaire), nous pensons que c’est bien une société à deux vitesses qui se met en place.

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jeudi 19 avril 2007

Remettre les acteurs culturels au centre de la politique

Réformer l'Etat, c'est associer les citoyens, permettre à chacun d'apporter son expérience, pour enrichir le débat, et aboutir à une décision convenable. La réforme de l'Etat passe aussi par le secteur culturel.

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lundi 16 avril 2007

Ordre Infirmier ou comment tenter de séduire 460000 infirmières à 1 semaine du 1° tour ?!!

Le récent JO du 13 avril comporte enfin un décret d'application pour la création de l'Ordre National des Infirmiers (l'ordre national des infirmiers a été créé par la Loi n° 2006-1668 du 21 décembre 2006), si longtemps attendu par la profession (au moins depuis juillet 2004 date de l'appel de toute la profession).

La parution de ce décret paraît très opportune à 1 semaine du premier tour de la Présidentielle !

Le gouvernement (ou plutôt l'UMP devrait-on dire) semble en fait guidé par une politique clientéliste...arroser un peu les médecins (1 euro maintenant, puis 1 euro dans quelques mois si....si quoi au fait?), satisfaire un peu les infirmières (mais juste un peu car leurs négociations conventionnelles restent bloquées pour les libérales et la reconnaissance Bac +3 de toute la profession qui permettrait de revaloriser la grille indiciaire des hospitalières est rejetée),...Bref, du clientélisme à tout va et aucune stratégie cohérente en matière de santé publique.

Quid en effet de transferts de tâches indispensables (médecins/infimières, aide-soignants ou auxilliaires), de la fongibilité du sanitaire et du social,

La santé est oubliée -nous dit-on- du débat présidentiel ! Pourtant, François Bayrou et depuis longtemps est soucieux de remettre la santé et la sécurité des Français au premier plan, mais cela ne peut se concevoir que de façon globale (sanitaire, sociale, préventive) et avec tous ses acteurs. Infirmiers(ères), médecins, aides-soignants, tous doivent être écoutés et valorisés dans leur travail effectivement, afin d’anticiper les bouleversements socio-démographiques majeurs auxquels la France devra faire face. Mais pas par à-coups électoralistes !

Les 437.000 infirmières (75% en établissements de santé publics ou privés) font 3 ans 1/2 de formation mais seules 2 années sont reconnues, sans équivalence ni passerelles universitaires. Une redéfinition des champs de compétences (nouveaux métiers) entre les professionnels et des passerelles interprofessionnelles ou interspécialités (flexibilité) sont nécessaires pour des raisons structurelles (il faut 10 ans pour former un médecin), de financement (certaines tâches « médicales » routinières pourraient être déléguées à d’autres professionnels) et de vieillissement de la population (17 millions de plus de 60 ans en 2020, dont 4 millions d’octogénaires et plusieurs dizaines de milliers de centenaires).

Une réflexion plus large doit intégrer la profession d’infirmier(ère)s dans le système de santé et de soins : attractivité des professions médicales et paramédicales, intégration dans des maisons de santé cantonales avec plusieurs professionnels,...

lundi 9 avril 2007

Rétablissons la vérité sur l'Université!

L’université française souffrirait de tous les maux :absence totale de liens avec l’entreprise, fort taux d’échec, filières bouchées… Elle ne serait que le lieu où les étudiants viennent s’inscrire, faute de mieux, c’est-à-dire faute d’être entré dans le sacro saint : les grandes écoles. Or, cette dualité université-grandes écoles est une exception française (qui n’existe pas dans toutes les matières puisque la médecine, la pharmacie, le droit ne s’enseignent qu’à l’université) et ne permet que de favoriser un certain élitisme.


Dans les autres pays, les grandes écoles sont les universités ! Les grandes écoles sont attractives pour les étudiants en raison des liens particuliers qu’elles entretiennent avec les entreprises. Mais il est faux de penser que l’université n’entretient aucun lien avec le monde professionnel. Les universités développent de plus en plus des forums université-entreprise. Par ailleurs, dans certaines disciplines, des stages sont obligatoires. Il est vrai que ce lien est encore assez ténu mais il existe. Il suffirait de le renforcer, comme le souhaite François Bayrou, pour redonne à l’université sa réelle place. Il pourrait s’agir, par exemple, de commencer l’année universitaire un peu plus tôt pour pouvoir insérer des stages de plus longues durées, donc plus formateurs et attractifs pour les futurs employeurs.

Par ailleurs, il paraît de bon ton de dire que l’enseignement est meilleur dans les grandes écoles qu’à l’université. Et le taux, certes faible, de réussite en première année ne permet pas d’étayer cette idée. Ceci est oublié que dans les « grandes écoles », la sélection s’est faite à l’entrée, ce qui n’est pas le cas à l’université. Par ailleurs, le niveau qui est actuellement exigé pour l’obtention du baccalauréat est loin de celui exigé à l’université, d’où le faible taux de réussite. La réelle « sélection » ne se fait qu’en première année à l’université. Bons nombres de jeunes bacheliers arrivent à l’université en ne maîtrisant ni l’orthographe et la syntaxe, en ne sachant pas lire correctement un sujet, en n’ayant aucune culture générale solide… Vouloir mener 80% de lycéens est, certes, une bonne intention si cela ne vient pas nuire à la qualité du diplôme. Il ne vaut pas préférer la politique du chiffre à celle de la qualité du diplôme.

Faire de la terminale une propédeutique, comme le propose François Bayrou est une très bonne idée car il faut que les futurs étudiants soient préparés tant au niveau exigé que des méthodes de travail. De plus, une clé de la réussite en université est une meilleure orientation. Il faut garder une certaine logique entre le type de baccalauréat obtenu et la filière universitaire que l’on veut poursuivre.

Accabler l'université et la rendre responsable de l'échec de nombreux étudiants est injuste et infondé. L'ensignement délivré est bon, approfondi et solide. L'université a de nombreux atouts qu'il suffit d'exploiter et de faire croitre. Ainsi, l'idée fausse selon laquelle un étudiant choisit la faculté faute de mieux sera combattue car choisir d'aller à l'université est, et sera, une veritable chance.

Maud Woitier

mercredi 4 avril 2007

Limiter le cumul des mandats… dans les sociétés.

EADS, la société mère d’Airbus, a récemment fait l’objet de critiques sur son mode de gouvernance. Celle-ci souffre en effet de la bicéphalie qui la caractérise. Il est toutefois regrettable que l’émoi suscité par ce cas particulier n’ait pas conduit à amener dans le débat public la question plus générale de la gouvernance des entreprises. Ceci aurait au passage limité l’ingérence des politiques dans la vie du groupe aéronautique européen, à un moment où celui-ci avait besoin de sérénité…

François Bayrou a raison de réaffirmer la nécessaire indépendance des pouvoirs, politique, économique et médiatique. Or les collusions qu’il dénonce s’entretiennent d’autant plus facilement que ceux qui détiennent ces pouvoirs sont peu nombreux. Qu’ils soient politiques ou dirigeants d’entreprises, nombre d’entre eux cumulent les mandats, électifs pour les uns, d’administrateurs pour les autres.

Alors que leurs employés sont soumis à une concurrence et une précarité accrues, les dirigeants et administrateurs d’entreprises évoluent dans un système finalement très protecteur. En effet, le cumul de fonctions d’administrateur conduit à cadenasser le système et détourner les conseils d’administration de leur rôle premier d’organe de contrôle. Ainsi, bien des dirigeants d’entreprises sont censés être contrôlés par des administrateurs qu’ils contrôlent eux-mêmes par ailleurs… Chacun tenant l’autre par la barbichette, un tel système conduit immanquablement à l’octroi de « golden parachutes », qui émeuvent l’opinion mais qui ne constituent en réalité que la face émergée de l’iceberg.

La loi sur les nouvelles régulations économiques du 15 mai 2001 limite d’ores et déjà à cinq le nombre de mandats sociaux. Il faut préciser qu’il existe des dérogations permettant de cumuler davantage de mandats au sein d’un groupe et qu’en l’état actuel de la jurisprudence, la fonction de président-directeur général ne compterait que pour un seul mandat.

Il conviendrait donc d’aller plus loin, en particulier en nombre de mandats autorisés au sein de groupes différents : ce nombre maximum pourrait être fixé à deux. Une telle mesure aurait les effets bénéfiques suivants :

  • augmenter pour un administrateur le temps disponible pour la surveillance d’une société ;
  • faire émerger de nouveaux talents, nécessaires pour remplacer les postes laissés vacants par les « cumulards » ;
  • limiter la concentration du pouvoir aux mains de quelques-uns et la collusion qu’elle induit.

A cela il faut ajouter qu’elle ne coûterait rien au contribuable…

Pierre Le Moine

Moins ou mieux de Fonction publique ?

par Jean-Charles Jobart

Y a-t-il trop de fonctionnaires en France ? Sont-ils improductifs et donc inutiles ? Sont-ils seulement compétents, c’est-à-dire bien formés et bien informés ? A ces questions directes, les réponses ne peuvent être que nuancées.

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